Jnva 2016/ Interview avec Jennifer Cerès, présidente de AVA : « Tout sur les innovations de la 6e édition à San-Pedro »

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Vous organisez la 6ème édition des Journées nationales de valorisation de l’Agriculture bientôt à San-Pedro. Pourquoi avoir choisi cette ville, et quel est le thème de cette année ?
San-pédro a été choisir pour être la capital africaine pendant ces Journées et vous le savez surement c’est une ville portuaire qui porte la prestigieuse l’étiquette du 2 eme port économique de notre pays, avec son agriculture diversifie et ses nombreuses usines agro-alimentaires, n’est pas seulement un choix idéal, mais surtout un choix raisonné.
Les JNVA 2016 plancheront sur « l’agriculture africaine face aux défis de l’environnement et du développement durable’. Les JNVA étant désormais un rendez-vous sous- régional voire régional, le comité scientifique a jugé utile de traiter plus en profondeur cette thématique.
c’est ce que nous recherchons à travers la tenue des JNVA dans cette ville balnéaire aux riches potentiels.

Vous semblez avoir tissé un long bail avec le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et l’ex-chef de l’Etat, Henri Konan Bédié, qui sont encore cette année à vos côtés. Des explications ?
Peut-être que ces deux hautes personnalités répondront mieux à votre question. Quoique nous pouvons expliquer leur soutien aux JNVA par leur amour pour la chose agricole. L’un de nos objectifs majeurs est d’attirer la jeunesse vers le travail de la terre. Et nous sommes persuadés qu’en voyant le Président Bédié et le PAN Soro s’approprier l’événement depuis des années, beaucoup de personnes saisissent la pertinence de notre combat. Vous le savez surement ils sont paysans et fils de paysans. Ils ont tous deux donné leur accord pour communier avec nos « braves paysans » à San Pedro.

A quoi doit-on s’attendre comme innovations majeures aux Jnva 2016 ?
Deux ministères sont engagés au plus haut niveau pour cette édition. Il s’agit du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques et celui de l’Environnement et du développement durable. Une équipe mixte sera constituée par ces deux institutions en vue de la sensibilisation de proximité des populations ; chose qui est très importante selon nous. Grande zone productrice de café cacao, Le conseil du café et du cacao prendra part à ces journées de réflexion ainsi que le REDD+ pour les questions environnementales.

Combien de participants attendez-vous à cette édition, et à combien évaluez-vous, le coût de l’organisation ?
L’an dernier nous avons enregistré la participation de 2 000 paysans et pour cette 6eme edition plus de 3000 paysans sont attendus.
Les éditions passées nous avons enregistré des organisations agricoles venues des pays du monde tel que le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Allemagne, la suisse et bien d’autres.
Vous me donnez l’occasion de revenir sur les avantages commerciaux et sociaux que procurent les JNVA aux annonceurs. Au bas mot, ce sont au moins une dizaine de milliers de personnes qui prennent part à ces assises.

Peut-on savoir les retombées des Jnva depuis la première édition, aux niveaux de l’Agriculture, de l’élevage, et de l’économie ivoirienne de façon générale ?

Je prendrai pour commencer l’exemple des jeunes ivoiriens qui après avoir exposé leur savoir-faire dans l’émission « Brave Paysan », ont été sélectionnés pour bénéficier d’une formation en riziculture en Thaïlande en juillet dernier.

Disons que les paysans sont vus autrement aujourd’hui grâce à ces modestes actions. Mieux, nos braves paysans sont fiers de brandir ce statut. Je peux dire que l’émission ‘’brave paysan’’ a engendré un regain d’intérêt pour le travail de la terre même au sein de la jeunesse ivoirienne.
Ensuite, à Bondoukou en 2014, comme récemment à Daoukro, nous avons crée un comité de suivi des stratégies de développement de l’Agriculture. Nous avons réussi à impliquer les autorités administratives et politiques dans ce processus. Par exemple à Daoukro, ce comité est chargé de renforcer les capacités des organisations de producteurs agricoles (OPA).
Nous attendons aider d’ici peu, une vingtaine de coopératives en société coopératives, conformément aux dispositions de l’OHADA. Nous avons également convaincu la Caisse d’Epargne qui travaille en ce moment au financement réel du monde rural. A travers une bancarisation plus poussée desdites populations.
Daoukro 2015 a aussi consacré notre ambition d’aider à la sécurité sociale des agriculteurs et éleveurs. Une compagnie d’assurance que nous avons approchée ouvrira bientôt des agences. Et ce n’est que le début d’un vaste chantier national.
En faveur des jeunes et des femmes, un projet de plantations commerciales clefs en mains, précisément de cultures vivrières, sera exécuté grâce à l’appui d’Agronomix, sponsor officiel des JNVA 2016. Par ailleurs, nous avons aussi permis à deux cent paysans malades de retrouver la santé à travers des interventions chirurgicales grâce à notre partenaire de ONG la vie .
Nous conviendrons que l’économie de la plupart de nos pays africains repose sur l’Agriculture. Les JNVA sont l’occasion pour chacun de nous de rendre hommage aux braves paysans. Nous invitons donc les populations à se joindre à nous du 12 au 15 octobre prochain pour fêter les vrais artisans de la croissance économique en Côte d’Ivoire.
Je ne peux terminer cet entretien sans dire merci au président de la république qui a pour cette prochaine campagne rehaussé le prix d’achat du cacao. Les braves paysans lui disent merci.

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